Nadine Sautel, dans Le Magazine Littéraire, revient rétrospectivement sur l’œuvre romanesque de Ghassan Fawaz — « Dans la tourmente du Liban ». L’article s’ouvre ainsi :
On pense à un poème, à un film qui vous colle à l’écran, à une spirale infernale. Pas d’espace de jeu dans cette écriture parlée qui prolifère comme une sculpture en fusion, pétrissant le français dans le moule d’une syntaxe arabe très littéraire, pulvérisée par une décharge d’images.
Le Magazine Littéraire, 9 février 2012 · par Nadine Sautel · sur l’œuvre romanesque de Ghassan Fawaz
Interview de Ghassan Fawaz par L’Orient-le-Jour, dans laquelle l’auteur revient sur son parcours d’éditeur avec Maurice Nadeau, sur son passage à l’écriture romanesque, et sur ses vues, parfois acerbes, sur le milieu littéraire.
Geneviève Simon lit, dans La Libre Belgique, Sous le ciel d’Occident — « Aux vertiges de l’être ». Le chapô :
« Sous le ciel d’Occident », Ghassan Fawaz campe deux Libanais expatriés se perdant en eux-mêmes.
Et cette formule, plus loin, sur le sort des deux amis :
Abandonnés, ils tournent en rond et buttent contre les murs infranchissables de leur identité. Mais ils s’obstinent, jusqu’au suicide pour Mehmed, jusqu’à la déraison pour Untel.
La Libre Belgique, 1998 · par Geneviève Simon · sur Sous le ciel d’Occident (Seuil, 475 p., 952 F.)
Tahar Ben Jelloun, dans Le Nouvel Observateur, consacre à Sous le ciel d’Occident un article intitulé « Le chef-d’œuvre de Ghassan Fawaz ». Le chapô :
Dans Sous le ciel d’Occident, deux Libanais découvrent Paris, une ville sans bombes mais aussi sans utopie. Au risque de se perdre dans le désert occidental.
Ben Jelloun s’arrête notamment sur un passage-cœur du livre, où le narrateur Untel questionne les Libanais installés à Paris :
Comment tu les trouves ces gens de chez nous installés à Paris ; ces… francisés ? Pas comme des singes ? C’est pour ne pas leur ressembler. Pour pouvoir continuer à les mépriser.
Le Nouvel Observateur, 1998 · par Tahar Ben Jelloun · sur Sous le ciel d’Occident (Seuil, 475 p., 952 F.)
Pierre Lepape, dans Le Monde du 4 octobre 1998, consacre un long article à Sous le ciel d’Occident. Le chapô de l’article :
Deux hommes qui s’affrontent jusqu’à la dérision pour une femme, une guerrière insaisissable et redoutable. Trois Libanais en rupture de patrie, qui transportent leurs combats « sous le soleil de l’Occident ». Entre raison et passion, lucidité et folie, Ghassan Fawaz saisit avec force l’impossible après-guerre.
Le Monde, 4 octobre 1998 · par Pierre Lepape · sur Sous le ciel d’Occident (Seuil, 476 p., 140 F.)
Le Temps (Genève) consacre un long article à Sous le ciel d’Occident, le deuxième roman de Ghassan Fawaz publié au Seuil.
« Seul à une table d’un très grand restaurant parisien, en avril 1996… »
L’article revient sur le passage difficile du premier au deuxième roman, et sur la manière dont Ghassan Fawaz aborde, dans cette fiction, la question de l’exil et du regard occidental.
Deuxième roman de Ghassan Fawaz, publié aux Éditions du Seuil en 1998. Prolongement thématique du premier, sur les figures de l’exilé et de la reconstruction personnelle en France.
Présentation (Éditions du Seuil)
À Paris, à la fin des années 70, deux Libanais d’extrême gauche poursuivent d’improbables études universitaires. Ils ont vingt-cinq ans. L’un, « Untel », est chrétien, de famille aisée. L’autre, Mehmed, est musulman, d’origine plus modeste.
Le vrai but de leurs études, ce sont les femmes. Blondes ou brunes, blanches ou noires, orientales ou nordiques, elles occupent tout l’espace de leur imaginaire, et une grande partie de leur temps. Ces « jours tranquilles à Paris » s’achèvent avec une femme, Rana, dont la rencontre bouleverse à jamais leur vie.
On pourrait résumer ainsi ce livre — le deuxième — de Ghassan Fawaz, en insistant sur le côté picaresque, les rebondissements d’un récit nourri par les contradictions de la vie d’exilé, ou plutôt d’apatride, la lutte entre les valeurs occidentales et les traditions orientales. En rester là, ce serait passer à côté de ce qui fait l’originalité profonde de ce roman.
Derrière la trame romanesque se dessine un autre livre, comme « le journal d’un fou » qui menacerait constamment de déborder le récit pour le submerger et l’y dissoudre. Car telle est, à n’en pas douter, la vraie question que se pose inlassablement Ghassan Fawaz, jusqu’au vertige final : celle des limites de l’identité.
Naïm Kattan, dans Le Devoir, consacre une pleine page à Les moi volatils des guerres perdues — « Des balles et des mots ». Il ouvre ainsi son article :
La lecture de ce livre est un coup de cœur.
Puis, en manière de synthèse, dans le corps du texte :
Un chaos tellement envahissant que seule la parole de l’écrivain nous permet de garder la raison.
Le Devoir (Montréal), 5 janvier 1997 · par Naïm Kattan · sur Les moi volatils des guerres perdues (Seuil, 1996, 445 p.)
Michèle Gazier, dans sa chronique « Livres » de Télérama, revient sur Les moi volatils des guerres perdues sous le titre « La chair et les canons ». Le chapô :
Pour ces deux jeunes Libanais fraîchement débarqués à Paris après une année de guerre à Beyrouth, la Ville rimait avec conquérir au féminin.
Télérama, 1996 · par Michèle Gazier · sur Les moi volatils des guerres perdues (Seuil, 1996)
Marti Kabbal, dans Libération, consacre à Les moi volatils des guerres perdues un article intitulé « Déroute à Beyrouth ». Le sous-titre pose le décor :
Les tribulations tragi-comiques d’un jeune homme donquichôtesque pendant la guerre du Liban.
Libération, 1996 · par Marti Kabbal · sur Les moi volatils des guerres perdues (Seuil, 444 p., 130 F.)